Qui nous sommes

Pour d’innombrables générations, la patrie des Dénés s’est étendue sur la pleine longueur du fleuve Mackenzie, dont l’embouchure s’ouvre sur l’océan Arctique. Dans ces communautés des Territoires-du-Nord-Ouest de l’ouest de l’Arctique, les Dénés chantent des centaines de chansons, jouent du tambour et dansent « en communion spirituelle » avec le Grand Créateur.

Les terres des Dénés sont glaciales en hiver et froides au printemps, mais chaudes et magnifiques en été et en automne. Les Dénés savent que tout est un cadeau et que, par conséquent, ces terres et tout ce qui y prend place sont une raison suffisante de tenir des cérémonies. Cela inclut des occasions spéciales, comme la naissance d’un enfant, des funérailles et d’autres réunions importantes. Les Dénés célèbrent aussi des événements ordinaires, comme les excursions de chasse en canoë ou à pied ou les journées où ils tirent les filets de pêche.

La plupart des cérémonies marquent des moments heureux, où les Dénés prennent leurs tambours de peau de caribou, s’amusent et dansent. Si vous souhaitez entendre des termes reliés à la danse dans cinq des langues que nous parlons, vous pouvez lancer les fichiers audio suivants : chipewyan, dogrib, gwich’in, esclave du nord et esclave du sud.

Si vous souhaitez voir la forme écrite de ces langues, cliquez sur ces liens.

a) Les cinq régions

Denendeh est un terme générique qui signifie « la terre du peuple ». Cela peut aussi signifier « la terre où vit le peuple, les Dénés ». Composant une partie des peuples qui parlent les langues athapascanes du nord, les habitants du Denendeh vivent dans cinq régions différentes :

Les Dénés de langue gwich’in se trouvent dans la région d’Inuvik, qui englobe les communautés de Teetł’it Zheh (Fort McPherson), de Tsiigehtchic (rivière Arctic Red) et d’Inuvik.

La région du Sahtu (North Slavey, de langue esclave du nord) se trouve en aval sur le fleuve Mackenzie. Dans cette région, on retrouve K’áhbamítúé, « Lieu de chasse au lagopède au filet » (Colville Lake), K’asho Got’ine (Fort Good Hope), Délįne, Tłegóhtı (Norman Wells) et Tulít’a « Lieu où les eaux se rencontrent » (Tulita).

La région de Deh Cho, ou South Slavey (de langue esclave du sud) englobe dix communautés : Pedzéh Kı̨́ « Lieu de l’argile » (Wrigley), Echaot’ıe Kųę « Lieu des gens du pays des géants » (Fort Liard), Łíídlıı Kųę « Lieu de rencontre des rivières » (Fort Simpson), Sambaa K’e « Lieu du lac à la truite » (Trout Lake), Tthenáágó « Rocher solide » (Nahanni Butte), Tthek’éhdélı̨ « Eaux qui coulent sur l’argile » (Jean Marie River), Ka’a’gee Tu « Entre les saules » (Kakisa Lake), Xátł’odehchee (Hay River), Enterprise et Fort Providence.

La région de Tłı̨chǫ (anciennement Dogrib) se trouve au nord du Grand lac des Esclaves région, où on retrouve les communautés de Whati « Lac de la marte » (Lac La Martre), Gameti « Lieu de chasse au lapin au filet », et Wekweètì. Behchoko, le quatrième village, est appelé Rae-Edzo par certaines personnes.

La région de l’Akaitcho, ou région du sud du Grand lac des Esclaves, inclut les communautés Denendeh les plus méridionales : Denínu Kųę « Lieu de l’île de l’orignal » (Fort Resolution), Thebacha « À côté des rapides » (Fort Smith), Łutsel K’e (type de petit poisson), T’èɂehda « Pointe brûlée » (Dettah) et Ndilǫ.

b) Cérémonie d’alimentation du feu

La cérémonie d’alimentation du feu se prête à toutes les saisons. Les Dénés y honorent l’air, la terre, l’eau et tout ce que le Grand Créateur fournit chaque jour. D’abord, les gens préparent un grand feu central, autour duquel ils prient leurs parents et le Grand Créateur. Ensuite, les gens jettent de la nourriture dans les flammes en rendant grâce pour chaque cadeau fait à l’humanité. Les Dénés chantent des chants de prière, puis dansent lentement autour du feu pendant qu’un ou plusieurs tambours marquent le rythme.

Les Dénés garderont toujours des cérémonies comme celle-ci vivantes et fortes, car les chansons sont aussi des cadeaux du Ciel. Le Grand Créateur les donne aux chanteurs, qui utilisent des tambours spécialement conçus. Les cérémonies, les chants, les tambours et les danses forment un acte expressif de respect, d’adoration et d’autres sentiments élevés. Ces cérémonies n’existeraient pas, si les Aînés et les parents ne les enseignaient pas à chaque nouvelle génération dénée.

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